“Votre témoignage est incohérent.”
C’est une phrase que certaines victimes entendent encore.
Et pourtant…
L’incohérence est parfois un symptôme neurologique du choc.
🇫🇷 Paris — Maison des Avocats
Merci à Maître Catherine Perelmutter pour cette conférence de grande qualité consacrée au Terrorisme et violences faites aux femmes.
Iran, Israël, Ukraine, Niger…
Partout où la violence frappe, le cerveau humain active les mêmes mécanismes de survie :
• sidération
• dissociation
• confusion cognitive…
Ces réactions peuvent altérer la chronologie, la mémoire ou la cohérence apparente d’un récit.
Non pas parce que la victime ment.
Mais parce que son cerveau est encore en mode survie.
J’ai été ravie d’échanger avec un parterre d’avocats particulièrement curieux de comprendre ces mécanismes et leurs implications pour la fiabilité des témoignages.
Nous avons notamment abordé l’approche israélienne des premiers secours psychologiques, avec le protocole 6C©️, qui permet de déchoquer rapidement une personne exposée à un événement traumatogène.
Quelques minutes d’intervention suffisent à restaurer l’orientation cognitive et la capacité de récit.
Un enjeu majeur pour le monde judiciaire.
Car comprendre ce que le trauma fait au cerveau peut profondément changer la manière d’écouter un témoignage.



